Petite visite d'Agadez
Note : un reportage sur les raisons de la rebellion, et
sur l'une des plus belles fêtes traditionnelles Touareg, le Bian-nou,
seront mis en ligne fin avril. En attendant, voici juste des photos
commentées de la ville.
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AGADEZ est située à la porte du Sahara, à
1200km au Nord de la capitale Niamey.
Elle attire à elle seule 95% des touristes visitant le Niger.
Comme toutes les grandes villes du Niger, elle est pluriethnique. Mais
elle n'en reste pas moins la capitale des Touaregs.
Ci-dessus la mosquée : Agadez est fière d'avoir
été parmis les premières à recevoir la visite
d'un des chevaliers du prophète Mohammed.
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Et voici le Palais du Sultan : les hommes en Turban rouge sont
ses gardes. Le sultan accueille les nomades de passage à Agadez
(il s'agit d'une tradition encore très vive), coiffe les chefs
de tribus de l'Aïr, est à l'écoute de ses sujets pour
recevoir leurs doléances, et fait plus ou moins figure d'intermédiaire
avec le pouvoir central (comme pour la collecte d'impôts).
Il anime aussi les fêtes traditionnelles Touaregues : dans la photo
ci-dessus, les tambours sont prêts pour célébrer le
Tabaski.
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Agadez présente quelques sites proprement touristiques. On voit
ici la maison de Barth : il est le premier européen à
avoir pénétré à Agadez. Il a été
sauvé par un Touareg qui l'a chaché alors qu'il était
poursuivi.
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Ci-dessus et ci-dessous, la maison du boulanger.

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Les Touaregs sont soit la plupart du temps éléveurs ou
cultivateurs. Le marché au bétail et aux chameaux
fait donc partie des principaux atraits de la ville pour les Touaregs
venus de brousse.
 
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Agadez possède tout un dédale de petites rues, bordées
de maisons traditionnelles.
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Le tourisme est devenu une haubaine pour l'économie fragile
de la ville. Plus de 1500 touristes passent par la ville chaque
année.
De nombreux artisans reproduisent les bijoux traditionnels pour
les leur vendre.
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Le tourisme a été très touché par la
rebellion Touaregue. Le Nord du Niger est soudain devenu une zone
interdite aux touristes. Depuis le cessez-le-feu de 1996 le calme
est revenu, les touristes reprennent la route de l'Aïr et du
Ténéré. Mais la plupart viennent en voyage
organisé, avec un emploi du temps chargé. L'espoir
de la population est que l'Algérie retrouve la paix et rouvre
ainsi la voix saharienne par excellence, celle qui depuis le Sud
de l'Algérie rejoint d'abord Arlit puis Agadez.
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